Connexions flexibles : une avancée majeure pour l’électrification industrielle en Flandre

4 Nov 2025

Le gouvernement flamand a demandé l’approbation définitive d’un cadre réglementaire permettant des raccordements flexibles au réseau. Fluvius pourra ainsi conclure des accords prévoyant qu’un raccordement puisse être temporairement limité lors de périodes de forte charge du réseau. Le décret transpose une directive européenne visant à moderniser le fonctionnement du marché de l’électricité et à accélérer l’intégration des énergies renouvelables.

 

« Pour l’industrie, c’est incontestablement un pas en avant, » explique Matthias Masschelin, Head of Product & Energy chez Bnewable. « Rien ne change pour les raccordements existants, mais pour les entreprises qui souhaitent poursuivre leur électrification, cette mesure ouvre une nouvelle perspective : davantage de puissance de raccordement, sans devoir investir lourdement ni attendre de longs travaux de renforcement du réseau. »

Une bonne nouvelle pour l’industrie

Pour les entreprises industrielles, cela signifie que les extensions et les projets d’électrification deviennent plus rapides et plus réalistes. « Au lieu d’attendre des renforcements de réseau coûteux et lents, les entreprises peuvent continuer à électrifier leurs activités, à condition d’utiliser le réseau de manière intelligente, » précise Matthias. « Cette réglementation offre plus de marge pour investir dans des procédés électriques, des infrastructures de recharge ou de la production renouvelable, sans attendre que le gestionnaire de réseau réalise d’importants travaux. En résumé : plus d’opportunités de croissance au sein de la capacité existante. »

Une opportunité pour les batteries

Le nouveau cadre permet aux gestionnaires de réseau de veiller à ce que les nouvelles connexions — y compris celles des batteries — ne surchargent pas le réseau aux moments critiques. En fixant des conditions techniques claires, les installations peuvent s’y adapter dès la conception. Matthias : « Concrètement, cela signifie que nous faisons en sorte que nos batteries utilisent le réseau principalement lorsqu’il y a de la capacité disponible. Elles se chargent quand l’électricité est abondante et bon marché, et se déchargent lorsque le réseau est sous tension. Cela aide les industriels à optimiser leur autoconsommation et leur facture énergétique, tout en contribuant à l’équilibre du réseau. Les batteries libèrent ainsi de l’espace pour davantage d’activité industrielle, sans nécessiter de renforcement du réseau. »

Leur comportement naturel — se charger à bas prix et se décharger à prix élevé — correspond parfaitement aux besoins du système. D’après Matthias, l’impact des contraintes techniques sur les revenus des batteries restera limité.« À terme, cela pourrait même évoluer vers de nouveaux produits tarifaires récompensant financièrement les entreprises qui soulagent le réseau. Le stockage d’énergie deviendra alors un véritable pilier du système électrique. »

Vers un système énergétique plus efficace

Cet initiative montre que la Flandre choisit une direction claire : davantage de flexibilité plutôt que simplement plus d’infrastructures. Pour les entreprises industrielles, cela ouvre de nouvelles possibilités ; pour le système énergétique, c’est une étape indispensable vers plus d’efficacité.
« L’avenir de notre approvisionnement en électricité ne dépend pas uniquement du nombre de câbles que nous pouvons poser », conclut Matthias. « Il dépend de la manière intelligente dont nous utilisons la capacité existante. Grâce aux batteries et au pilotage flexible, les entreprises peuvent dès aujourd’hui faire partie de la solution — tout en renforçant leur propre compétitivité. »

 

Cet initiative montre que la Flandre choisit une direction claire : davantage de flexibilité plutôt que simplement plus d’infrastructures.